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Franska språket och litteraturen – pro gradu

Franska språket och litteraturen – pro gradu

Rebekka Pesola (2021)

L’alternance entre complément d’objet direct et complément d’objet indirect avec le verbe toucher – une étude comparative de deux corpus

Toucher est un verbe qui peut être utilisé soit sans, soit avec préposition. Bien qu’il y ait de nombreuses hypothèses sur cette alternance, il existe peu d’études de corpus sur le sujet. J’ai donc rassemblé un corpus de 200 phrases et comparé la forme directe, c’est-à-dire sans préposition (toucher quelque chose), avec un des usages indirects avec préposition (toucher à quelque chose). L’objectif était de voir comment cela s’insérait dans la recherche antérieure sur ce sujet.

Il est évident que ce corpus ne montre pas tout : toucher est un verbe courant avec de multiples significations et de nombreux contextes d’utilisation possibles. Pour des raisons pratiques et temporelles, le corpus est restreint notamment au niveau des formes incluses. Mais il est intéressant de voir des liens entre, par exemple, la négation, l’agentivité et l’abstraction, et la forme indirecte du verbe toucher. J’ai aussi remarqué que bien que ce verbe soit plurivalent, certaines constructions telles que toucher à la fin sont extrêmement fréquentes dans le corpus.

 

Moa Kola (2021)

 « L’Amazonie brûle, notre maison brûle » :
Les outils linguistiques et discursifs utilisés par la presse française pour une mobilisation climatique

La question des changements climatiques a commencé à émerger dans la conscience du public dès les années 1970 et 80. Les mois d’août et septembre 2019 ont vu un nombre record d’incendies éclater dans la forêt Amazonienne à la suite du réchauffement global. Dans les médias, on répétait sans cesse la fameuse phrase de Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. »  Même le journal Le Monde dans son titre « Amazonie brûle, notre maison brûle » a réutilisé cette formulation, démontrant combien la presse liait les incendies à un discours climatique plus global.

Le but de ce mémoire de master est, d’une part, de voir si les titres de presse autour des incendies en Amazonie de 2019, contiennent une « fonction mobilisante » face au réchauffement climatique, et, d’autre part, de déterminer les outils linguistiques et discursifs pouvant contribuer à cette fonction. Pour ce faire, nous proposons une analyse de discours appliquée à 206 titres de presse publiés entre le 15 août et le 30 septembre 2019.

On peut constater que la « fonction mobilisante » est tantôt communiquée très directement, tantôt d’une manière plus indirecte ou « cachée ». Sur le plan syntaxique, les titres sous forme impérative ou interrogative peuvent contribuer à la mobilisation, la dernière de manière plus indirecte, mais ils restent peu nombreux (entre 1 % et 10 %). Souvent, les journalistes utilisent la voix de tiers pour encourager à la mobilisation. Ils créent également des modèles de comportements ou d’actions en jouant sur le spectaculaire ou le sensationnel. Ainsi, le choix des expressions et les formulations que nous avons étudiées lient clairement les incendies à un contexte plus large en utilisant souvent le « nous », ce qui diffuse l’idée selon laquelle les incendies en Amazonie sont un problème international.

Uppdaterad 9.6.2021